Christelle,

« Si les arbres pouvaient entendre vos pensées » - Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Tout a commencé alors que j’explorais les environs de Strasbourg, et que je suis tombée sur un groupe d’arbres avec des oreilles fixées au bas de leur tronc - Littéralement !

Bien sûr, ces oreilles étaient des sculptures… mais elles m’ont quand même fait réfléchir :

Et si tous ces arbres qui nous entourent - en particulier ceux que nous croisons lors d’une balade tranquille dans un parc ou une forêt - pouvaient non seulement entendre nos pensées, mais aussi s’en nourrir ?

Quel environnement nos pensées créeraient-elles ?

***

Personnellement, j’aimerais contribuer à créer un environnement sain, accueillant et bienveillant. Il faudrait donc nourrir ces arbres avec des pensées qui vont dans ce sens :

  • Me réjouir du café que je vais prendre avec une amie plutôt que de me focaliser sur la conversation difficile qui m’attend plus tard.
  • Me demander « Et si je réussissais ? » plutôt que de penser automatiquement « Et si ça ne marchait pas ? »

Est-ce que je fais ça tout le temps ? Pas vraiment… Disons qu’il y a encore une marge de progression !!!

Si je devais mettre un chiffre dessus, je dirais qu’environ deux tiers du temps, mes pensées nourriraient plutôt bien ces arbres. Et le tiers restant ? Mon esprit a encore tendance à se tourner spontanément vers ce qui pourrait mal se passer.

Mes arbres ne se porteraient donc probablement pas trop mal… Mais ils ne seraient peut-être pas encore tout à fait prêts à exhiber de belles feuilles brillantes et des fruits bien juteux !

Un autre regard

Bien sûr, nos pensées ne nourrissent pas réellement les arbres qui nous entourent.

Et avoir une pensée désagréable ou négative n’en fait pas automatiquement une « mauvaise » pensée. Parfois, ces pensées nous apportent même des informations utiles.

Mais j’aime ce que cette image met en lumière.

Parce que lorsque mon esprit se précipite automatiquement vers « Et si ça ne marchait pas ? », je n’ai pas forcément besoin de me forcer à remplacer cette pensée par une pensée positive. Je peux simplement remarquer la direction qu’a prise mon esprit. Et peut-être laisser un peu de place à une autre possibilité : Et si ça marchait ?

Il ne s’agit pas d’ignorer ce qui pourrait aller mal.

Mais plutôt de remarquer quand cela devient la seule possibilité à laquelle j’accorde mon attention.

Une question pour vous

Si les pensées qui vous traversent aujourd’hui nourrissaient les arbres autour de vous, à quoi ressembleraient vos arbres ?

Seraient-ils en pleine forme ?

Se porteraient-ils plutôt bien ?

Ou auraient-ils peut-être besoin d’un peu plus de soin ?

Un petit geste

Alors, qu’est-ce que je pourrais faire pour remarquer un peu plus souvent où vont mes pensées ?

Je pourrais programmer sur mon téléphone des messages avec des citations qui me font du bien.

Je pourrais en faire un point de réflexion dans mon journal du soir.

Je pourrais même créer toute une nouvelle routine autour de ça…

Toutes de bonnes idées. Mais qui demandent toutes un peu de temps à mettre en place. Ce qui veut dire que je vais probablement me dire : « Je ferai ça plus tard. » Et on sait tous ce que « je ferai ça plus tard » peut parfois devenir… « Je ne l’ai jamais fait ! »

Alors, à la place, je vais faire quelque chose de beaucoup plus simple : Je vais mettre la photo de ces arbres avec leurs oreilles en fond d’écran. C’est tout.

Je la verrai plusieurs fois dans la journée et, de temps en temps, elle me rappellera peut-être de me demander :

De quoi suis-je en train de nourrir mes arbres ?

Pas pour essayer de changer immédiatement chacune de mes pensées.

Juste pour les remarquer.

Et peut-être, une pensée après l’autre, mieux nourrir mes arbres !

 

Et vous ?

Qu’est-ce qui pourrait vous aider à remarquer plus souvent où vont vos pensées ?

 

À des pensées plus saines… et des arbres plus heureux !

 

Christelle

Catalyseur de leadership personnel - Petits pas. Vrais progrès.


Christelle Soto-Suarez
Pistachio-Cassis Coaching